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Vœux communautaires : le discours du président Pierre Georget

Discours du président Pierre Georget

P. Georget voeux


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Les cérémonies de vœux sont un rendez-vous annuel, traditionnel, que les élus locaux et moi-même, aimons à perpétuer, car c’est important pour la démocratie locale et pour le citoyen de rendre compte de notre action et de

l’utilisation des deniers publics.

Dans mon discours de vœux de l’an dernier, je vous avais dit « forçons l’avenir, poursuivons l’attractivité de notre territoire »,


je pense sincèrement que nous avons tenu promesse si l’on en juge par la RÉTROSPECTIVE 2018 que vous venez de voir.

Depuis toujours, nous avons fait le choix de « faire l’avenir plutôt que de le subir »


Voilà ce qui fonde notre projet de notre intercommunalité et guide nos actions au quotidien.

Avant d’avancer plus loin dans mon discours, je voudrais que l’on ait une pensée pour toutes celles et ceux qui nous sont chers et qui nous ont

quittés l’an dernier.


C’est important de ne pas oublier …


Par ailleurs, je ne peux poursuivre mes propos sans évoquer la crise qui frappe notre Pays, avec ces manifestations de « gilets jaunes » et de « foulards rouges ».


Il est temps de se souvenir de l’essence même de notre République : Liberté, Égalité et Fraternité,


L’égalité, bien sûr, mais aussi la justice, la considération et le dialogue démocratique et républicain. Un dialogue qui nous permet de tenir à distance la violence et les divisions qui abîment.


La cohésion nationale est fondamentale ; il faut travailler ensemble et avoir les mêmes objectifs pour être constructif et faire avancer les choses.


Cette nécessité de travailler ensemble est valable aussi pour nos collectivités et intercommunalités.


Une intercommunalité (que ce soit une CU/CA ou CC), c’est l’émanation des communes ; sans nos communes membres, nous n’existerions pas !


Une intercommunalité, ce sont des communes qui se regroupent pour gérer ensemble des services, des équipements, monter des projets, etc… dans le but de développer tout un territoire intercommunal.


Cela permet de réaliser à plusieurs ce qu’une seule commune membre ne pourrait pas (plus) faire seule, étant donné les budgets contraints.


De ce fait, et j’insiste sur cet aspect, l’action communautaire est guidée (et doit toujours être guidée) au quotidien par la solidarité et la cohésion territoriale.


En un mot, l’esprit communautaire est essentiel et je n’ai eu de cesse de le répéter, en tant que Président de la CCOM.


C’est d’ailleurs grâce à cet esprit que notre intercommunalité a pu continuer d’exister.


Les défis qui nous attendent sont énormes et il va falloir faire preuve à l’avenir d’encore plus d’esprit communautaire pour les surmonter.


Je ne suis pas inquiet pour l’avenir, je sais pouvoir compter sur les forces et la détermination de mon territoire et de ses élus.


Vous êtes, mes chers collègues, un lien démocratique et de proximité unique, nos concitoyens y sont très attachés. Nous restons « l’élu préféré des Français ».


Cet engagement au quotidien est un véritable métier, nos administrés ne s’y trompent pas.


« Un maire est toujours occupé, car il ne peut mettre la clé sous la porte le vendredi soir, pour revenir le lundi matin. »


Dans cette chaîne démocratique humaine, le plus beau maillon reste la commune, que nous portons, parfois avec lassitude, mais nous ne renonçons jamais parce que nous avons le sens de l’engagement, et le respect de notre contrat de confiance avec nos habitants.


Dans notre responsabilité d’élu local, il nous a fallu convaincre, car un nombre important de nos concitoyens, s’il connaissait l’existence de notre Communauté de Communes, avait du mal à en déterminer les contours.


Là aussi, mes chers collègues, vous avez été à la hauteur de votre mission, de cette valeur ajoutée territoriale que vous avez donnée à notre intercommunalité.


Aujourd’hui, c’est chose faite, la Communauté de Communes est connue et reconnue grâce à vous.


Un récent sondage de l’IFOP révèle une très large adhésion des français à leur intercommunalité, 75 % d’entre eux s’avouent satisfaits du travail accompli sur leur territoire.


Oui, mes chers collègues et acteurs locaux, vous et nous avons contribué à cet élan intercommunal.


Le temps de l’intercommunalité anonyme est clairement révolu. Nos concitoyens veulent une intercommunalité au grand jour et incarnée.


C’est une victoire démocratique que, d’un travail acharné, de triompher d’une certaine révolution territoriale.


Sans jeu de mots, mes chers collègues, c’est la Nôtre.


Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,


Oui, cela fait désormais 5 ans que la Communauté de Communes Osartis-Marquion, existe, née de la fusion de deux intercommunalités Osartis et Marquion !


Cinq ans se sont écoulés, passionnants et riches en événements.


Que de chemin parcouru ! Et tout ceci n’est pas le fruit du hasard mais bien le fruit d’un travail acharné des élus et des personnels qui ont travaillé ensemble pour faire grandir un territoire et améliorer la qualité de vie de ses habitants.


Cinq ans ! C’est long mais c’est court à la fois ; depuis la date de la fusion, 1er janvier 2014, comme vous avez pu vous en apercevoir, à travers le diaporama qui vous a été projeté, de nombreux défis ont été relevés, de nombreux projets ont été menés pour notre territoire, pour nos communes membres et leurs habitants.


Et pourtant l’aventure est loin d’être terminée ; la feuille de route 2019 et au-delà reste ambitieuse et audacieuse, mais je me sens prêt à l’affronter, à m’impliquer encore et à poursuivre le développement de notre belle Communauté de Communes !

Foule vœux

 

Quelle est la perspective ? Quels sont les projets communautaires pour 2019 ?

 

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire à maintes reprises, depuis l’origine, nous avons pris le parti de faire de notre compétence développement économique une compétence majeure incontournable.

 

Je salue la présence de M. Jean-Marc DEVISE, Président de la Chambre de commerce et d’industrie ARTOIS. J’adhère totalement à son message lors de la récente cérémonie de vœux de la CCI.

« Un rôle de partenaire expert avec les intercommunalités, aides aux entreprises, synergies avec les communautés de communes, qui figurent respectivement au chapitre de nos priorités, avec cette volonté affichée dans ce tandem.

La priorité des priorités est le développement des entreprises et de l’emploi.

 

Nous sommes depuis toujours très attachés au monde de l’entreprise et nous continuerons en 2019 à tout mettre en œuvre pour agir dans la plus grande proximité avec les acteurs économiques, afin de toujours répondre au mieux à leurs attentes, ainsi qu’à celles de nos demandeurs d’emploi.

 

L’émergence de très beaux projets économiques nous attend en 2019 grâce, et il faut bien le reconnaître, à des investisseurs déterminés, je dirais même passionnés, qui n’hésitent pas à prendre des risques pour investir sur notre territoire…

 

C’est le cas d’un entrepreneur qui nous fait l’honneur d’être ici ce soir, parmi nous, et que je salue tout particulièrement. Je veux parler de Monsieur TAIEB avec son projet e-Valley sur l’ancien site de la BA 103, qui est un formidable exemple de reconversion de friche.


e-Valley Crédit Artefacto

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, la base aérienne 103, plus communément appelée « la base de Cambrai », était en réalité située pour les deux tiers de sa surface dans le département du Pas-de-Calais (et plus précisément sur le territoire d’Osartis-Marquion) et pour un tiers seulement dans le département du Nord.

 

Après la fermeture de cette base, la Communauté d’agglomération de Cambrai et la Communauté de Communes Osartis-Marquion ont acquis auprès de l’Etat ses 320 ha pour imaginer ensemble une reconversion.

 

Un syndicat mixte a alors été créé, avec la Région et les Départements, pour effectuer un certain nombre d’études préalables obligatoires et Monsieur TAIEB, je peux en témoigner, a fait preuve d’une énorme patience car les procédures administratives ont été fastidieuses et très complexes…

 

Mais aujourd’hui, tout s’éclaircit, et ce projet « décolle » si je puis dire… Le permis de construire vient juste d’être signé par le Préfet ici présent et je le remercie vivement pour son soutien et son engagement déterminant dans ce dossier.

 

Est prévue la construction de 550 000 premiers m² de bâtiments, sur les 700 000 que contiendra le site à terme. Ceci en fera le plus grand parc e-logistique en Europe !

 

M. TAIEB devrait prendre possession des lieux au premier semestre 2020.

 

1300 emplois sont attendus, en hypothèse basse, lorsque le site sera totalement aménagé.

 

À côté des bâtiments logistiques, il est prévu à terme d’autres services tels que centres d’appels, hôtel, restaurant, centres de formation…

 

En somme, ce projet très innovant sera une véritable « ville dans la ville » intégrant une « Smart City » … mais je vous laisse découvrir ce projet par vous-même…

 

PROJECTION DU FILM SUR e-VALLEY

 

Reprise de la parole par Monsieur GEORGET

 

Mesdames et Messieurs, je pense que vous avez compris, à travers ce film, que le projet e-Valley est une formidable opportunité pour notre territoire, pour la création d’emplois !

 

Merci encore à Monsieur TAIEB d’avoir choisi notre territoire et sachez que vous pouvez toujours compter sur nous pour vous accompagner.

 

J’en profite aussi pour remercier tous les partenaires institutionnels qui ont contribué à l’arrivée de ce projet : notamment la Région et les Conseils Départementaux, qui ont et vont investir pour les dessertes et les équipements liés à ce projet, et bien entendu l’ensemble des services de l’État (pour l’obtention des différentes autorisations administratives).

 

Passons maintenant à un autre projet économique qui va bouleverser notre paysage intercommunal et qui dépasse largement nos frontières, je fais allusion bien entendu au Canal Seine-Nord Europe.


CSNE

 

Véritable « serpent de mer » pendant longtemps si je puis dire. Le dossier du Canal Seine-Nord est enfin reparti…

 

La société de projet, en charge de la réalisation de ce chantier, va connaître un changement important avec la parution prochaine de la loi LOM (loi sur l’orientation des mobilités). Cette société de projet a en effet été transformée en Établissement Public Local à caractère industriel et commercial, et à ce titre rattaché aux Régions et Départements qui la financent.

 

De plus, elle ne sera plus placée sous la tutelle du Ministère des Transports.

 

Son conseil de surveillance est présidé par Monsieur Xavier BERTRAND, Président de la région Hauts-de-France, et il comprend également des représentants de chaque Département.

Ce qui est un signal fort de la part de l’État.

 

Moi-même, je suis amené à siéger régulièrement dans cet établissement, en tant que représentant du Département du Pas-de-Calais.

 

J’en profite pour saluer la présence de Monsieur Jérôme DEZOBRY, Président du Directoire de la société du Canal Seine-Nord Europe accompagné de son Directeur, Pierre-Yves BIET.

 

Les travaux du canal débutent cette année au Sud de Compiègne, par l’élargissement de l’Oise.

 

Les travaux remonteront ensuite vers le Nord et concerneront le secteur du Marquionnais à l’horizon 2021.

 

Les choses avancent en coulisses pour notre territoire, puisque le maître d’œuvre sera désigné avant cet été.

 

À plus long terme, la création de la plateforme multimodale de Marquion, reconnue comme étant la plus importante des 4 plateformes du tracé, devrait permettre la création de 2430 emplois directs et autant d’emplois indirects.

 

Il est prévu que cette plateforme soit raccordée à une voie ferroviaire ; des études sont en cours au sein de la région Hauts-de-France.

 

Voilà Mesdames et Messieurs, avec le projet e-Valley mitoyen, ce sera une zone d’activités de 500 hectares qui prendra place à cet endroit et qui rayonnera non seulement sur Osartis-Marquion mais aussi sur l’ensemble de l’économie régionale…

 

Autre projet qui nous tient à cœur en 2019, c’est la reconquête de la friche laissée à Brebières et Corbehem par l’usine STORA ENSO, et qui représente au total une superficie de 114 hectares.


Goodman

 

Une première implantation va voir le jour en 2019, celle de l’entreprise Goodman, qui prévoit la construction d’un bâtiment logistique de 66 000 m² (sur l’ancien parc à bois de Stora Enso).

 

Le ou les clients ne sont pas encore connus mais ce site devrait permettre la création de 200 emplois a minima.

 

Autre projet qui doit se réaliser sur une partie de cette friche, c’est le projet de construction d’un supermarché (enseigne SUPER U) qui doit amener près de 80 emplois…

 

Super U Corbehem


Dans le domaine commercial, nous n’avons pas malheureusement que de bonnes nouvelles ; nous avons appris la fermeture d’un magasin Intermarché à Vis-en-Artois, mais je veux dire ici au Maire de Vis-en-Artois, qui est aussi Vice-Président à la Communauté de Communes Osartis-Marquion, que nous suivrons cette affaire de près et que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’une autre enseigne puisse venir s’implanter…

 

Enfin, autre projet pour lequel nous poursuivons les études en 2019, c’est la création d’une maison de santé pluridisciplinaire à Baralle.


Maison de santé - Architecte Philippe Damiens


Le permis de construire a été obtenu le 18 décembre dernier, les demandes de subvention sont en cours et la rédaction des marchés de travaux a débuté.

 

Le coût global du projet est estimé à ce stade à 3,2 M€ HT, avec des subventions espérées à hauteur de 62 %. Je dis « espérées » car, vous l’avez compris, si nous n’obtenons pas ces subventions, nous ne pourrons pas réaliser ce projet, à moins de s’endetter démesurément, ce que je ne souhaite pas) ; je me tourne ici vers        M. SUDRY, Préfet, et M. DEL GRANDE, Sous-Préfet, qui représentent l’État et que je remercie d’avance pour leur soutien… Je remercie également les autres partenaires, le Département du Pas-de-Calais et l’ARS (Agence Régionale de Santé).

 

Ce projet rassemblerait 27 professionnels de santé du secteur de Marquion engagés pour le maintien d’une médecine de proximité :                 6 médecins, 8 kinésithérapeutes, 6 infirmiers, 2 podologues, 1 sage-femme, 1 orthophoniste, 1 diététicienne et deux dentistes. Le bâtiment projeté peut d’ores et déjà accueillir 4 autres praticiens et sa conception intègre des possibilités d’agrandissement pour le futur.

 

De plus, nous avons été approchés par le centre hospitalier d’Arras qui serait fortement intéressé pour faire des permanences dans cet espace de santé.

 

Il faut savoir que le récent zonage de l’Agence régionale de santé positionne à nouveau ce secteur « en zone d’actions complémentaires », donc, si nous ne faisons rien, dans les années à venir, nous connaîtrons une désertification médicale à cet endroit.

 

De leur côté, les professionnels de santé ont aussi formalisé leur engagement dans ce projet, en s’associant tout récemment au sein d’une structure unique. Il s’agissait d’une condition essentielle au projet, sollicité par le Conseil Communautaire, et je remercie les praticiens d’avoir respecté cet engagement.

 

Parallèlement, toujours en 2019, il est prévu également dans le domaine économique :

 

-        La cession d’une quinzaine d’hectares de terrains dans nos zones d’activités pour diverses implantations d’entreprises,

 

-        En 2018, au niveau de l’aérodrome civil communautaire, nous avons entamé une procédure de fermeture de celui-ci, en toute collaboration avec les usagers pilotes (cet aérodrome étant bien trop grand, 55 ha)

 

-        L’anticipation des aménagements à réaliser pour la reconversion de l’aérodrome rendra possible cette année la réalisation d’un nouvel hôtel, à côté du restaurant Air Accueil. Cet équipement supplémentaire, d’une capacité prévisionnelle de 9 chambres, ajoutera encore au prestige de l’établissement et apportera une réponse supplémentaire de qualité, en matière de possibilités d’hébergement sur notre territoire.

 

-        Et en 2019, nous affinerons un projet de reconversion d’une partie de cet aérodrome en piste ULM, une autre partie en extension de zone d’activité communautaire et nous poursuivrons l’accompagnement d’un projet de parc d’attractions pour lequel les études avancent bien.

 

J’en profite pour saluer les porteurs de projets présents parmi nous ce soir.

 

Nous suivrons et soutiendrons aussi des projets tels que la construction d’un restaurant / point de vente à côté de notre centre aqualudique AQUATIS et la réouverture très attendue de l’hôtel-restaurant, anciennement dénommé l’Aquarium, situé à Fresnes-les-Montauban.

 

Enfin sur notre site internet communautaire, nous continuerons à faire le relais des offres d’emplois proposées sur le territoire d’Osartis-Marquion.

 

Nous allons passer maintenant aux projets pour 2019 dans les autres domaines de compétence et je vous invite à regarder le diaporama qui arrive…

 

Reprise de la parole par Monsieur GEORGET

 

Comme vous avez pu le voir à travers ce diaporama, le programme 2019 pour la CCOM est chargé et diversifié !

 

Je voudrais simplement revenir sur deux dossiers, premièrement, celui du décanteur de la Marche Navire, qui a pour but d’empêcher l’envasement des marais d’Hamel, Lécluse et Tortequesne. C’est un piège à sédiments.

 

157 000 € c’est la participation de la Communauté de Communes Osartis-Marquion aux travaux du décanteur qui vont enfin voir le jour (l’enquête publique se termine ce jour – 8 février 2019 – et nous espérons un démarrage des travaux fin du premier semestre 2019).

 

Je tiens à rappeler que la réunion qui s’est tenue avec le Sous-Préfet Marc DEL GRANDE le 20 décembre 2018 à Tortequesne a permis de faire avancer d’un grand pas ce dossier et je le remercie de son intervention une fois de plus efficace.

 

Je me permettrai de conclure sur ce sujet en reprenant les termes des acteurs, à l’origine du projet qui disaient en 1987 :

« parce que nous avons su imaginer une concertation active entre nos trois communes d’Hamel, Lécluse et Tortequesne, nous avons su convaincre. »

C’était urgent, c’était vital, c’est fait !

 

Deuxième sujet sur lequel j’aimerais rebondir, c’est le sujet de l’agriculture et j’en profite pour saluer la présence de Monsieur Jean-Bernard BAYARD, Président de la Chambre régionale d’Agriculture.

 

Je tiens à rappeler que l’arrondissement d’Arras compte 2588 exploitants agricoles et 1957 exploitations qui emploient un total de 4533 salariés. En moyenne, une exploitation agricole représente donc 3,7 emplois directs, ce qui est loin d’être négligeable.

 

Je voudrais dire à tous les représentants du monde agricole que nous sommes à leur côté pour les aider dans leur développement et que la CCOM les soutient à travers différentes actions.

 

Nous avons conclu par exemple une convention d’engagement réciproque avec la Chambre d’Agriculture pour l’adhésion au dispositif « où acheter local », site internet créé à l’initiative de la Chambre d’Agriculture.

 

Nous accompagnons financièrement également le GEIQ 3A, qui est un groupement d’employeurs agricoles ; ce partenariat se poursuivra en 2019, avec le double objectif d’offrir aux jeunes des perspectives d’emploi durable dans les métiers de l’agriculture, tout en fournissant de la main d’œuvre qualifiée aux exploitants agricoles.

 

Et le marché des produits du terroir à Étaing est aussi une belle vitrine pour nos producteurs locaux que nous organisons depuis deux ans.

 

Enfin, comme vous avez pu l’entendre, au niveau du développement économique, nous n’avons pas à rougir avec les projets de reconversion des friches de Stora Enso et de la BA103 qui épargnent du foncier agricole.

 

J’aimerais maintenant vous dire quelques mots sur le Pôle Métropolitain Artois Douaisis que je préside.

Depuis 2015, la Communauté de Communes Osartis-Marquion est engagée dans une démarche de coopération, aux côtés de 5 autres EPCI (Douaisis agglo, la Communauté urbaine d’Arras, la CC Cœur d’Ostrevent, la CC du Sud Artois et la CC des Campagnes de l’Artois) d’abord sous forme d’association de préfiguration et désormais en syndicat mixte constituant le « Pôle Métropolitain Artois Douaisis ».

Le Pôle Métropolitain rassemble près de 450 000 habitants.

 

J’en profite pour saluer les membres du Bureau ici présents : Pascal LACHAMBRE, Président de la Communauté Urbaine d’Arras, fraîchement élu 2ème Vice-Président du Pôle Métropolitain lors de notre dernière réunion du Conseil le 29 janvier dernier ; ainsi que Frédéric DELANNOY, 3ème Vice-Président du Pôle et Président de la Communauté de Communes Cœur d’Ostrevent.

 

Vous allez me dire un Pôle Métropolitain c’est bien mais pour quoi faire ?

 

Pour obtenir de la Région des financements certes mais aussi et surtout :

-        Pour défendre ensemble des projets structurants pour nos territoires auprès de l’Europe, de l’État et de la Région,

-        Pour expérimenter et porter des initiatives innovantes au service de nos habitants.

-        Pour être solidaire ensemble et faire de notre diversité rurale et urbaine un véritable atout pour l’attractivité de nos villes moyennes et centre-bourgs.

-        Pour promouvoir notre beau patrimoine qu’il soit architectural, naturel, minier ou lié à la Grande Guerre.

 

En un mot, pour « faire mieux ensemble »

 

Le 29 janvier dernier, les membres du Conseil du Pôle Métropolitain ont validé la feuille de route 2018-2020 qui comporte trois grands axes que sont les transports et la mobilité, l’attractivité territoriale et le renforcement des solidarités ; parallèlement, trois groupes de travail ont été mis en place pour travailler sur des sujets concrets.

 

C’était important à mes yeux de vous faire part de cette coopération inter-territoires qui se dessine pour l’avenir, qui est une véritable alliance entre 6 EPCI, dans un climat de dialogue, respect et confiance partagée.

 

Parallèlement, une autre coopérations inter-territoires est en train d’émerger, celle de l’Engagement pour le renouveau du bassin minier, dispositif dans lequel la CCOM est aussi partie prenante parce que 8 de nos communes membres ont été insérées dans le périmètre de ce dispositif (il s’agit d’Arleux-en-Gohelle, Brebières, Corbehem, Fresnoy-en-Gohelle, Izel-les-Equerchin, Neuvireuil, Oppy et Quiéry-la-Motte).

(Je remercie d’ailleurs mon collègue et Maire de Quiéry-la-Motte, M. Jean-Luc LEROUX pour siéger fidèlement dans cette instance)

 

Rappelons que le 7 mars 2017 a été signé à Oignies par Bernard Cazeneuve, Premier Ministre, les présidents du Conseil Régional, des Conseils départementaux du Nord et du Pas-de-Calais et les présidents des 8 EPCI concernés un engagement de 10 ans pour le renouveau du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais.

 

Concrètement, ce dispositif doit permettre d’améliorer les conditions de vie et de logement des habitants du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais et doit soutenir des projets pour redynamiser l'attractivité des 215 communes qui constitue le bassin minier.

Aujourd’hui, un délégué interministériel pour le renouveau du bassin minier a été désigné pour assurer le suivi de cette lourde mission, il s’agit de Monsieur Alain NEVEU.

 

Enfin, pour conclure, je dirais qu’être Président d’Intercommunalité et Président du Pôle Métropolitain n’est pas une mission facile mais c’est un grand honneur pour moi, accompagné par mes Vice-Présidents et l’ensemble des élus communautaires, de pouvoir travailler, pouvoir s’engager chaque jour, pour faire avancer un territoire et assurer le bien-être de ses habitants.

 

Mon souhait le plus cher pour ce territoire, pour la Communauté de Communes et ses communes membres, c’est de poursuivre le sillon que nous avons tracé ensemble depuis 2014 !

 

Avec une idée simple, que je soumets à votre réflexion.

Je n’aurai pas l’outrecuidance de brûler les étapes électorales de mars 2020, élections municipales et communautaires.

Cependant, au constat de ces dernières années, il nous faut bien préparer en amont notre future assemblée communautaire, et le choix de nos représentants dans chacune des 49 communes membres est essentiel.

 

Pour une meilleure connaissance de notre intercommunalité par nos futurs élus locaux, avant l’installation du conseil communautaire, il me semble indispensable de les réunir, dès l’élection et désignation des titulaires et suppléants, avant toute composition et organisation des différentes instances communautaires.

Les réunir pour expliquer les statuts de la Communauté de Communes, les différentes compétences, expliquer les missions des commissions communautaires, expliquer le budget communautaire et comment est-il construit, expliquer la fiscalité communautaire.

Et leur expliquer aussi, en plus de leur fonction de conseiller municipal ou autre, le temps qu’il faut consacrer à la Communauté de Communes Osartis-Marquion.

 

De cette manière, ils auront toutes les clefs pour choisir leur engagement dans l’Exécutif, le Bureau et les Commissions communautaires.

 

C’est à mon sens donner à cette nouvelle assemblée communautaire toutes les garanties d’un mandat réussi au profit de notre territoire.


Merci à chacun des Vice-Présidents et à l’ensemble des élus communautaires, pour leur engagement,

Merci à l’ensemble des personnels communautaires pour leur investissement et leur professionnalisme, sans lesquels nous ne serions pas une Communauté connue et reconnue !

Merci à vous, Sandrine BOUCHER, Directrice générale des services, pour votre sérieux, votre professionnalisme, votre capacité de travail, vous êtes un bon capitaine de navire et je peux en témoigner, vous tenez bien la barre, parce que vous connaissez le cap.

 

Vous avez su vous entourer d’une bonne équipe de direction, avec un esprit conquérant et novateur : Marie-Hélène BLONDY, Stéphane COMBLE et Pascal LANTOINE.

 

Cette grande collaboration, cette confiance mutuelle, mais aussi cette intuition partagée, nous permettent avec l’ensemble des élus de faire les bonnes propositions.

 

Avec cette lucidité, lorsque nous avons réglé un dossier, nous en faisons naître d’autres plus difficiles.

 

C’est peut-être cela le chemin de la réussite avec notre saine complicité professionnelle.

 

Je l’ai déjà dit, je suis exigeant avec moi-même, je m’impose une force de travail, chevillée au corps, alors je ne m’autorise pas mais je me permets d’être exigeant avec les autres, plus particulièrement avec ma fidèle collaboratrice, Audrey, que je remercie de sa patience, mais je sais aussi nuancer la complexité de sa fonction.

 

Merci aux agents communautaires qui ont préparé, depuis des semaines, cette cérémonie des vœux et tout particulièrement à Cyril LOUVET, responsable du service communication, qui tout en étant en convalescence, a néanmoins réalisé les visuels qui vous ont été projetés, et des remerciements aussi aux services techniques, aux agents communautaires pour l’aspect logistique de cette cérémonie.

 

 

Merci également aux partenaires Radio Scarpe Sensée et Stienne Production qui ont fait l’animation de cette soirée.

 

Mes chers collèges, chers amis, « les chemins mènent toujours quelque part. L’essentiel n’est donc pas dans la direction qu’il suit, mais dans le fait que la Direction existe. »

 

Pour terminer je souhaite à tous une très belle année 2019, beaucoup de bonheur à chacun d’entre vous !

 

Vive les élus de la République,

 

Vive Osartis-Marquion !

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